mardi 15 décembre 2009

Premier sonnet


Une guirlande offerte en cadeau d'anniversaire.




Persuadée qu'en amour tous les assauts sont vains,
Qu'il est bas d'insister, que séduire est sottise,
Que ce sont trop d'honneurs à celui qu'on courtise,
Que ce sont là folies où seul le mépris vainc,

Ne voulant m'humilier dans ces causes perdues,
J'ai passé mon chemin, conservant ma fierté.
Ma vanité est sauve et j'ai ma liberté :
Je n'ai donc rien donné qui ne me fut rendu.

Mais cette fois pourtant, la raison me déserte...
Pour confirmer la règle, il faut une exception.
C'est pour toi, ce matin, que mon âme est ouverte,

Exposée, aujourd'hui, aux hasards des passions.
Elle espère et frémit, elle t'attend et tremble.
Feras-tu son bonheur et le tien tout ensemble ?

mercredi 2 décembre 2009

Bright Sharp Eyes


Une chanson improvisée un matin à 4h.


Chambe-aix.com



I thought I could take you away
Bewitched heart and soul
On a flying trip over skies
Till the birth of day
But you stare at me
With your big brown eyes
Yes you stare at me
And I lose control

I thought you would keep me with you
On that night we had
To see if the moon ever dies
When the sun comes through
But you stare at me
With your big dark eyes
Yes you stare at me
And I feel so sad

I thought we would hold each other
On a bed of stars
Waiting close for the light to rise
In a loving blur
But you stare at me
With your bright sharp eyes
Yes you stare at me
And you leave me scars

jeudi 12 novembre 2009

Sonnet du Fou


Étretat



J'ai tissé longuement mes fins ruisseaux de peine
À mes larmes de joie, espérant que peut-être
Mon premier sentiment du second serait maître :
J'ai failli et, des deux, c'est la joie qui fut reine.

J'ai voulu entacher la clarté de ma flamme,
La souillant sans pitié de la peur et la crainte.
La passion subsista et la peur s'est éteinte,
Désertant à jamais les recoins de mon âme.

C'est ainsi qu'à présent j'ai renoncé à taire
L'émoi qui bavarde si gaiement dans mon coeur.
Il se peut que l'amour n'en sorte pas vainqueur,

Il se pourrait que le doute ait raison du tien,
Que passant près de moi, tu ailles, solitaire...
Mais il est des hasards où seul le fou s'abstient.

mardi 21 juillet 2009

Bassas da India

Érik Surcouf



Comme ce fragment de France, dans le Canal du Mozambique, ton œil est un atoll, un anneau de corail. Il est semé d'épaves qui peuplent ton iris, vestiges d'anciennes flammes, secouées au gré des larmes.

Comme ce chaînon de France, au large du Mozambique, ton œil hésite encore entre carmin et turquoise. Il apparie si bien l'azur au sang d'Afrique. Il embrase si rouge son firmament si pâle.

Comme cette anse de France, fixant le Mozambique, ton œil, je veux y vivre, ou y mourir, qu'importe. Pourvu qu'on m'y abîme, pourvu qu'on m'y emporte. Je le veux pour demeure et si c'est la dernière, c'est éperdue d'amour que j'y reposerai.

Je le veux pour demeure et si c'est la dernière, seras-tu, mon amour, ma dernière pensée ?

samedi 18 juillet 2009

I told you I would



Despite it seems too soon, it's how I feel.
The fact it's all so new does not make it unreal.
Can't you hear it from my heart when it blows ?
Can't you read it in my eyes, guess it in their glows ?

I do believe that you could be the one
To take my breath away, without stealing my soul.
I do believe that you could be the sun
To shine over my life, the one star I would troll.

You saw I'm not really the timid kind.
If it's clear in my head, then it has to be shared.
The most beautiful things grow in my mind
And, when it's so beautiful, how could you be scared ?

We don't know each other, I do know that.
I trust my instinct, which often seems to be right.
Spread joy all around is what I'm good at.
Let me spread some on you, through the day and the night.

dimanche 28 juin 2009

Sulamite


Hommage à un homonyme et à la "Fugue de Mort" de Paul Celan.






De tes cheveux j'aime la cendre
Sulamite
Je lis la mort sur ton visage
J'aime son charme ésotérique
Auprès de toi je veux m'étendre
Sulamite
Et me délecte du présage
De ta beauté cadavérique

De tes grands yeux j'aime la cendre
Sybarite
Tu as la beauté du martyr
Moi le goût de la fin tragique
Tout contre toi je veux m'étendre
Sybarite
Je veux caresser et sentir
Ton élégance léthargique

De tes cernes j'aime la cendre
Sulamite
Ta peau est froide serpentine
Je rêve l'instant fatidique
Au fond de toi je veux descendre
Sybarite
Pour imprimer sur ta rétine
Ma dernière pulsion sadique

mercredi 24 juin 2009

Two Killers


Londres



I've seen a lot of stars
Shining bright up above
But they don't shine as bright
As your eyes my dear love

I've had a lot of scars
Bleeding me dry to death
But it was a delight
Giving you my last breath

Your eyes are two killers
And they just caught me

I saw your two killers
And they murdered me

vendredi 17 avril 2009

Au bord d'elle

Un texte proche du précédent dans sa structure et qui tire son inspiration de la même source musicale.




A la courbe de ses cils
J'ai vu briller l'étoile
Astre doux, pur et gracile
Luisant entre les voiles

Et je me suis penché
Au bord, tout au bord...
... d'elle.

A la courbe de sa bouche
J'ai vu monter l'écume
Chevauchée blanche et farouche
Sous la lune et la brume

Et je me suis penché
Au bord, tout au bord...
... d'elle.

A la courbe de son cou
J'ai vu choir une mèche
Liane égarée tout à coup
Sur sa peau claire et fraîche

Et je me suis penché
Au bord, tout au bord...
... d'elle.

A la courbe de ses seins
J'ai vu rosir sa chair
Veloutés petits coussins
De soie et de lumière

Et je me suis penché
Au bord, tout au bord...
... d'elle.

A la courbe de son cœur
Je suis penché pour voir
Si le bonheur vient y boire
Et le chagrin s'y meurt

Et toujours je demeure
Au bord, tout au bord...
... d'elle

jeudi 2 avril 2009

La genèse de ton regard




Tu ouvres les yeux sur le monde
Et il renaît de tes iris
Toi qui réinventes l'aurore
Fais-la plus tendre et plus profonde
Que la passion puisse y éclore
Plus rose et plus consolatrice

Toi qui réinventes le temps
Fais-le caressant et moins triste
Fais-le plus clair fais-le plus beau
Et que tes grands yeux éclatants
Orne de mille et un flambeaux
Cette obscurité qui persiste

Tu ouvres les yeux sur le monde
Et il renaît de tes prunelles
Toi sans qui rien n'a d'importance
Tu es la sève, tu es l'onde
Tu es le bleu qui étincelle
Le feu sacré de l'existence

Toi qui réinventes la vie
Qui es cet air que l'on respire
Toi la source fluorescente
Fais jaillir à nouveau l'envie
L'élan de vivre qui nous hante
Fais-nous souffrir, fais-nous sentir

Tu ouvres les yeux sur le monde
Et je renais dans ton regard
Tu inspires les battements
De mon cœur à chaque seconde
Ouvre tes grands yeux si charmants
Si tu les fermes je m'égare

lundi 30 mars 2009

Outback






Quand le didgeridoo bourdonne
Je vois un mont de sable rouge
Qui s'élève, tournoie et bouge
Mélangeant le feu et l'azur
Quand le didgeridoo résonne
Je vois vibrer ce grand mont pur

Quand le didgeridoo entonne
Un hoot si profond d'amertume
Les cieux s'embrasent et allument
Mille teintes d'orange et d'or
Quand le didgeridoo frissonne
Soudain le ciel devient trésor

Quand le didgeridoo entame
Des quintoiements légers et vifs
Il réveille le vent lascif
Qui caresse alors l'herbe folle
Quand le didgeridoo s'exclame
Soudain le vent chaud batifole

Quand le didgeridoo s'enflamme
Dans la savane qui s'endort
Son souffle pénètre les corps
Et s'insinue dans tous les coeurs
Quand le didgeridoo se pâme
Nos âmes se pâment en choeur